RAFFAELLO
OSSOLA
OBJETS A
REFLEXIONS   09.09 – 29.10.17

rencontre avec l’artiste
sa 23.09.17 à 16h
Raffaello Ossola viendra partager son univers et sa démarche artistique
le mercredi midi
me 27.09.17 à 12h15
profitez du midi pour faire une pause artistique
le jeudi musical
je 28.09.17 à 17h
laissez-vous transporter dans la peinture au travers des airs de la flûtiste Enerjeta Rosselet, agrémenté d’une visite commentée de l’exposition
les enfants à la galerie
sa 21.10.17 de 10h à 12h, inscription et plus d’informations sur notre site, 15 CHF
atelier animé par l’artiste Mariana Abracheva, précédé d’une visite ludique de l’exposition
événement « Art & Wine »
sa 07.10.17, sur inscription
alliez les saveurs du vin à celles de l’art et venez découvrir l‘exposition autrement
Lire la brochure

RAFFAELLO
OSSOLA
OBJETS A
REFLEXIONS

La peinture de Raffaello Ossola est une pause contemplative et poétique. Ce que l’on voit au premier regard ce sont des paysages de terres arides, des forêts denses et touffues ou des fonds marins, dans lesquels semblent léviter des poissons, des canards, des plumes. Mais si l’on prête un œil plus attentif à ces compositions, on aperçoit bien vite que rien n’est est fixe et qu’il y a un agencement qui nous échappe.
Raffello Ossola s’attache à brouiller les perspectives, à donner à voir un monde qui n’est en réalité que son propre reflet. Les arbres se trouvent renversés pour mieux suggérer le dédoublement. Un élément s’impose à nous assez rapidement, tranchant avec le reste de la composition : le labyrinthe. Comment faut-il le comprendre ? Comme une autre manière de dévier la perspective, d’ajouter un autre plan de projection. Le peintre paraît nous dire que même lorsque l’ont remet l’image à l’endroit, elle ne reste toutefois pas une scène fixe. Le mouvement se trouve partout et embrasse le spectateur, lui conférant plusieurs angles pour entrer dans la scène représentée.
Travaillant avec des coloris doux, souvent dans les tons froids, Raffaello Ossola représente des paysages marins, forestiers, des vues du ciel, des étendues mélancoliques entre désert et collines. Dans sa peinture, nulle trace de l’être humain. Sortes de paysages hors du temps, non plus soumise au cycle de l’homme mais où la nature a repris ses droits et ses règles. Entre la rêverie métaphysique et la contemplation méditative, ces scènes placent le spectateur au cœur du processus artistique. Cherchant à comprendre le monde, représenté et général. Trois questions résument chaque civilisation : D’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Où vont-ils ? Et face aux tableaux du peintre tessinois, ce sont ces mêmes interrogations qui nous agitent.
Raffaello Ossola est un artiste qui se situe à la frontière de plusieurs techniques : de facture hyperréaliste, sa peinture prend pourtant des allures abstraites. Il construit le fond en jetant sur la toile ses couleurs, puis en l’inclinant de gauche à droite les textures se déposent et le décor ainsi se crée. Quoi de plus normal pour un peintre ayant été formé à l’abstraction ! Ce rendu abstrait donne à l’ensemble un dynamisme qui contraste fortement avec les instants figés des scènes.
Une caractéristique essentielle du travail de Raffaello Ossola est ce qui se cache derrière les éléments représentés. Les paysages sont des machines à allégories ; en donnant à voir un élément particulier, ils préfigurent pourtant une généralité. Le poisson symbolise le hasard face à la destinée qu’est le canard : tandis que le second vole en ligne droite pour rejoindre un lieu donné, le premier zigzague et dessine des cercles, semblant plus mal à l’aise dans ses déplacements. La plume symbolise la liberté. La vieille voiture le temps qui passe. Il peint à partir de catégories mentales (les paysages sont des agrégats de plusieurs souvenirs de paysage, l’arbre reste toujours le même) pour figurer des scènes très concrètes au final, qui donnent à voir plus loin que ce qu’elles représentent formellement. Une peinture de l’universalité, et de réflexion !