Arman & Co: détournement   10.06 – 16.07.17

vernissage samedi 10.06.17, de 16h à 19h

atelier pour les enfants animé par l’artiste Mariana Abracheva samedi 24.06.17 de 10h à 12h, sur inscription

parcours commenté de l’exposition par Walter Tschopp, historien de l’art, « Le détournement de l’objet dans l’art » dimanche 25.06.17 à 16h

événement « Art & Wine » samedi 01.07.17, sur inscription

lecture de l’exposition à travers sa dimension musicale, visite commentée accompagnée des airs du violoncelliste Etienne Frenk jeudi 06.07.17 à 17h30
Lirela brochure

The Key in the Hand
Chiharu Shiota
acier et fil noir
70x40x40 cm

Arman & Co : détournement

La nouvelle exposition de la Collection Schilling, Arman & Co : détournement, interroge la notion d’objet commun employé à des fins détournées par les artistes. Un jeu subtil est développé entre réalité et imaginaire, transcendant la vocation première du matériau. Entre construction et reconstruction, les artistes se sont attachés au fil du temps à transformer le quotidien en le faisant passer dans le domaine de l’art, en modulant des objets pour leur donner une résonnance particulière, dépassant leur fonctionnalité. La récolte d’objets, l’accumulation, toujours dans la volonté de détourner le sens premier du sujet, tout en amenant une dimension supplémentaire, visent à questionner notre propre espace.Arman & Co : détournement s’articule autour de deux dynamiques : la première présente les pionniers du genre tels Arman, César, Dalí ou encore Man Ray, et la seconde partie met en lumière des artistes plus récents, qui se sont emparés de cette même thématique et prolongent la réflexion. Cette double perspective met en contraste des œuvres issues de la Collection Schilling, qui donne à voir le travail d’autres artistes contemporains, comme Ugo Rondinone, Chiharu Shiota & Co.L’exposition peut aussi se lire à travers une dimension musicale : un spectacle d’instruments de musique – à cordes et à vent, habitent ainsi l’Espace Nicolas Schilling et Galerie du 10 juin au 16 juillet.

Salvador Dalí et Man Ray, les surréalistes, ont libéré l’inconscient et ont placé les objets hors du contexte rationnel. Ainsi, un violon, fixé à un fragment de poupée et surmonté d’un crâne, révèle le dos d’une femme, tandis qu’un fer à repasser est muni de clous.Arman et César, les Nouveaux Réalistes, ont prôné un retour à la réalité. Il y a dans leurs œuvres une volonté de représenter et de saisir la véritable fonctionnalité de l’objet, ou encore, de le révéler sous un nouveau jour. Alors qu’Arman découpe, détruit et reconstruit des violons, César soude des éléments dérobés sur des chantiers – tels que des boulons, des plaquettes, des tiges et des tuyaux – et leur donne une forme nouvelle.Phil Billen et Jean Fontaine, successeurs des Nouveaux Réalistes, prouvent combien l’émulation artistique qu’ont connu les objets au courant du XXe siècle, est encore au cœur des débats. Les objets sont revisités et les déchets du quotidien sont réutilisés pour composer de nouvelles silhouettes.Chiharu Shiota et ses installations, remarquées récemment à la Biennale de Venise, exploite quant à elle les objets non plus de façon sculpturale mais selon le principe de l’installation. Les clés sont reliées les unes aux autres à l’aide d’un fil, comme reflet de ses propres tourments.